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Interview - Yohann Grignou


Il y a quelques jours sortait le nouveau court-métrage de Yohann Grignou, tournée au cours de l'année 2019 entre le Groenland (dans le cadre de The Elemen'Terre project) et l'Isère. Yohann surprend cette fois avec une réalisation en noir et blanc et une thématique nouvelle. C'était donc l'occasion parfaite pour faire le point avec lui sur son parcours et son évolution. Entre ses 1001 projets en cours, Yohann a pris le temps de répondre à nos questions, pour une entrevue ponctuée de photos & de vidéos, toutes signées de ce personnage discret et hyper-actif. Avant de débuter, il semblait logique de commencer par plonger dans son univers par son média de prédilection, avec le dernier court métrage : BREATHE

Interview

Bonjour Yohann, Tu es réalisateur & fondateur de Samouraï Coop, Peux-tu te présenter rapidement ?

Salut ! Je suis Yohann Grignou, j’ai 21 ans. Ma passion pour le montage a démarré à l'âge de 12 ans et celle de la réalisation autour de mes 16 ans. J’ai commencé par filmer un ami d’enfance, Louis Boniface, sportif de haut niveau et je pense que c’est aussi grâce à sa mentalité de conquérant... toujours vouloir être le meilleur et vouloir progresser tous les jours que j’en suis ici aujourd’hui.

Aujourd’hui, vient tout juste de la sortie de Breathe, ton nouveau court-métrage. Est-ce tu peux nous en parler ?

Ha ! Breathe.. Mon premier film avec un acteur anglophone (Hollandais). Ça a été une sacrée expérience. Déjà parce que le film a été réalisé durant une expédition au Groenland sur laquelle j’étais Mediaman (The Elemen'Terre Project) et aussi parce qu’il a totalement été improvisé.

Un soir j’ai entendu Fons (Co-skipper de Penduick VI sur l’expédition) raconter à Coline (membre de l’équipage) qu’il aimerait tester de plonger ici au Groenland pour faire une séance de Méditation. Il lui racontait qu’il avait l’habitude de faire ça en Hollande et que ça avait énormément de bien fait pour le corps et l’esprit, que c’était une forme de renaissance lorsqu’on sortait de l’eau. Coline lui demandait comment il gérait la douleur, parce que dans une eau à 3 degrés le corps souffre énormément. C’est alors qui lui expliquait que c’était un exercice de défocalisation, de respiration et de contrôle de soi.

Cette histoire m’a passionné et j’ai alors eu l’idée d’en faire un court-métrage. J’en ai instantanément parlé à Fons qui était partant et 2 semaines plus tard on se retrouvait sur une plage perdu au milieu de nulle part avec quelques membres de l’équipage motivés à nous aider pour tourner le film.

L'intégralité de sa série sur The ElemenTerre Project, tournée sur le Penduick VI est à retrouver ici.

Depuis peu, tu as lancé des sessions de streaming quand tu travailles sur les montages de tes projets. Peux-tu nous parler de ta démarche ?

Bien sur !

De premier abord j’ai toujours été intéressé par la transmission de savoir (même si je ne prétend pas du tout être le meilleur monteur qui soit), le partage de connaissance et les discussions techniques. Il ne s’agit pas vraiment de tutoriel en live même si je réponds aux questions si il y en a mais il s’agit plutôt d’un échange autour d’une création (souvent exclusive que je garde pour les spectateurs de mes live stream) et d’une forme de co-création, discussion décentralisée.

Je pense aussi qu’en montrant qu’on fait plein de choses aux personnes avec lesquelles on travaille (ou non) cela pousse à se motiver pour faire soit même plein de choses.

L’un de tes court-métrages, je pense notamment à Headway a fait le tour du monde il y a 4 ans, qu’est-ce qui a changé depuis cette époque pour toi ?

Pas grand chose à vrai dire. Headway reste un des plus beau film que j’ai co-réalisé & le restera sûrement longtemps. J’ai énormément appris en vivant de plein fouet le “buzz” éphémère d’une oeuvre et surtout en passant par la case “et après, on fait quoi ? C’est quoi ta prochaine ?” tout en sachant qu’il faut essayer à chaque fois de relever le niveau.

Ce qui a vraiment changé c’est ma structuration, j’étais vraiment jeune à l’époque sur mon organisation, que ce soit celle de création mais aussi celle de travail.

Comment vois-tu l’avenir chez Samouraï Coop ?

Je nous vois produisant 2 documentaires par an sur des thématiques liées au corps, au sport et à la situation actuelle de notre monde, tout en continuant à produire de jeunes réalisateurs de court-métrages ou long-métrages, et pleins d'autres choses.

Des projets à venir dont tu souhaites nous parler ?

Deux projets assez majeurs arrivent effectivement. Still Moving, avec mon acteur fétiche : Louis Boniface. Et un mini-documentaire sur Mustang Wanted, figure de l’escalade urbaine.

Je ne vous en dis pas plus mais c’est pour bientôt !

Comment vois-tu l’arrivée d’Andy Raak dans l’équipe pour la direction du Pôle 3D ? Mon premier ressenti c’est que je suis impatient de pouvoir créer avec lui parce que tout ce que j’ai vu de sa pâte créative était vraiment bon !

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter, à toi et à l’équipe de Samouraï Coop ?

D’avoir une production autonome (qui ne dépend d’aucune structure/institution) et indépendant sur le moyen/long terme.

Merci pour ton temps, un dernier message pour nos lecteurs ?

Gardez la pèche !

Yohann Grignou, co-fondateur de Samouraï Coop www.samourai.coop

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