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  • Pauline Gauer

Brothers Moving : Quand la rue leur appartient

Mis à jour : mars 5

C’est en jouant dans la rue que les Brothers Moving, groupe danois, ont fait leurs preuves. Une vidéo filmée avec un téléphone et publiée sur les réseaux sociaux, lors d’un live dans les rues de Union Square, à New York. Les trois frères, Esben et Aske au chant et à la guitare, Simon Knoblauch au cajón, accompagnés de Nils Sørensen à la basse interprétaient Minnie The Moocher, le classique de Cab Calloway. C’était sans se douter de l’ampleur que prendrait leur performance dans le monde entier : ils atteignent près de deux cent mille likes sur Facebook.



À eux quatre, ils sont considérés au Danemark comme de véritables pionniers du busking, qui signifie “jouer dans la rue”. Les voix vibrent, leur présence enivre et les gens s’arrêtent pour regarder. C’est un véritable spectacle que nous offre Brothers Moving, qui se produisent dans la rue pendant plus de dix ans, attachés à cette simplicité et cette complicité avec le public. En parallèle, ils se produisent dans des clubs et des événements de mode à New York.


“La plus grande et la plus insurmontable des difficultés, c’est le temps. Ce qui est aussi embêtant, c’est le bruit des voitures, et surtout des camions. La police peut vous chasser à chaque instant et les propriétaires de magasins se plaignent souvent que les musiciens sont embêtants et distraient leurs clients.”


Durant l’été 2012, ils publient leur premier album éponyme de « Brothers Moving ». Une œuvre où se mélangent compositions originales et interprétations. Avec notamment leur chanson phare : Train.



Le groupe se crée une réputation aux quatre coins du monde : celle de musiciens passionnés et déjantés.


“Nous aimons les concerts inhabituels. Une fois, nous avons joué pour des prisonniers, quand ils marchaient dans la cour de la prison. On a aussi joué sur un rocher du désert au Texas, près du Rio Grande - on l'appelle le Big Bend. Il y avait un coucher de soleil et le ciel devenait progressivement rose. C'était d'une beauté inhabituelle. Ou, à l'inverse, nous avons joué lors d'une fête à Manhattan pour la créatrice de mode Donna Karan et ses amis millionnaires. C'était aussi très étrange, car quelques heures auparavant, nous parlions dans la rue et notre public était pour la plupart des sans-abri.”


Leur dernier album, Autonomy, est publié en 2018. Depuis, ils enchaînent les dates à travers l’Europe.


Chez Samouraï Coop, nous accordons une attention particulière à ces démarches d'artistes qui se produisent dans les rues. Que ce soit par choix, ou par nécessité, cette approche relève souvent du défi : celui de capter l'attention des passants. Elle peut s'avérer aussi être un véritable moment hors du temps, hors des cadres de consommation, où chacun est là parce qu'il l'a décidé pleinement. Éphémère, et fragile. Ces instants ont parfois beaucoup plus de valeur que n'importe quel concert dans une salle de concert traditionnelle. Et notre équipe tâchera de toujours garder une oreille attentive sur les rues du monde entier et sur ce qui s'y trame.

Pauline Gauer

Couverture : Anders Rye Skjoldjensen