• Pauline Gauer

Documentaire : La vérité sur le mensonge



On a tous dans notre entourage une personne qui ment en permanence, ou alors c’est peut-être nous. L’humain ment, tous les jours, par courtoisie avec des compliments pas toujours sincères mais pour ne pas blesser, par stratégie pour ne pas perdre l’avantage ou ne pas se faire avoir, ou par simple crainte ou honte.


Dans un documentaire de 52 minutes franco-allemand, Arte s’interroge sur les mécanismes de ce que nous connaissons tous : le mensonge. Est-ce inné ? Apprend-on à mentir avec la société ? La réalisatrice Birgit Tanner traite des petits mensonges conjugaux aux fake news internationales, en donnant la parole à des docteurs, psychiatres, politologues et scientifiques.


Car oui, tout le monde ment, même les animaux. Et c’est d’ailleurs ce que nous démontre Marianne Wondrak, vétérinaire autrichienne, dans sa ferme aux cochons kunekune. Elle étudie les comportements de ses bêtes et analyse leurs stratégies et leurs manières de mentir aux autres cochons du groupe.


Chez les humains, le mensonge arrive chez l’enfant vers ses trois ans. Avant, il lui est impossible d’embobiner ses parents pour en tirer profit. Mais plus le temps avance, plus l’Homme apprend à mentir. Dans notre société, l’adulte ment entre 2 et 80 fois par jour, et mentir dans un monde de menteurs peut s’avérer utile si l’on ne veut pas se faire marcher dessus.



Le mensonge est d’ailleurs utilisé très fréquemment en politique, et le roi de la fake news, c’est Donald Trump. Une quantité excessive de ses tweets s’avèrent comporter des informations fausses et non vérifiées et il ne s’en cache même pas.


Pour autant, il est assez simple de déceler le mensonge chez une personne en face de vous, ou interviewer à la télévision. En effet, lorsque nous mentons, nos mimiques, notre regard et notre posture nous trahissent. C’est pourquoi de nombreux scientifiques étudient les mouvements des yeux, la température corporelle ou les tics du visage chez des personnes à qui l’on a demandé de mentir.


Au travers d’une mise en scène que l’on pourrait qualifiée de presque sexiste et pas indispensable, le documentaire présente un homme lambda, Muller, qui raconte au quotidien des mensonges “pieux” à sa femme. Ces mensonges sont dits altruistes, car ils sont fait pour ne pas blesser : “ton repas est très bon”, “ta nouvelle coupe te va à ravir”.


L’homme est un “singe menteur”, depuis la nuit des temps. Au travers de ce reportage se dresse un panorama des différentes manières de mentir, et de l’utilisation du mensonge.


Le documentaire est disponible sur Arte jusqu’au 22 mai 2021 ou sur YouTube ci-dessous.


Pauline Gauer

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