• Pauline Gauer

Interview : Pauline Gauer, et la fin de son stage à Samouraï Coop



C'est l'heure de quitter le navire pour Pauline Gauer, en stage chez Samouraï depuis février 2020. Avant de nous laisser, nous avons pu échanger sur son ressenti des six derniers mois.


Alors, ce bilan ? Comment tu as vécu ce stage chez Samouraï ?


Je l'ai très bien vécu, mais si cette expérience a été un peu particulière ! Très vite, je me suis retrouvée à travailler chez moi, comme tout le monde, à cause du confinement. A la base, je devais effectuer un stage de journalisme reporter d'images, mais rien ne s'est passé comme prévu. Alors, j'ai écrit un article par jour pendant cinq mois. C'était vraiment une expérience toute autre.


Comment as-tu vécu le confinement ?


Le confinement a été difficile au début, comme beaucoup d'entre nous. Très vite, je me suis sentie oppressée de rester enfermée et de ne pas être libre de mes mouvements. Mais avec le temps, j'ai réussi à trouver un rythme et des occupations, comme la couture par exemple.


Avec l'équipe de Samouraï, nous avons essayé de rester en contact très souvent afin de garder le rythme. Cela passait par des horaires réguliers et des appels fréquents. Je pense que c'est ce qui nous a permis de tenir le cap, et pour ma part de rester motivée.


Des regrets ?


Évidemment que je regrette un peu. J'espérais pouvoir tirer beaucoup de nouvelles connaissances et expériences de ce stage en production vidéo, mais malheureusement je n'ai pas eu d'autres choix que de me contenter de rédiger des articles.


Cette expérience, au plus grand désespoir de l'équipe de Samouraï et de moi-même, était plus une sorte de travail régulier qu'un stage à proprement parler, à cause du coronavirus. Mais pour autant, j'ai appris de nouvelles choses en réalisation et technique le premier mois de mon stage, avant le confinement. Alors, je suis quand même satisfaite de ce stage !


Qu’est-ce que tu retiendras de l’expérience ?


Je retiendrais beaucoup de choses de ce stage. Premièrement, rien n'est acquis ou stable : un événement inattendu peut modifier nos plans, nos travaux, notre avenir. C'est ce qu'il s'est passé avec l'arrivée du coronavirus.


Deuxièmement, on tient le cap si l'on est ensemble. Pouvoir communiquer souvent avec l'équipe de Samouraï nous a, je pense, permis de se serrer les coudes et de se soutenir dans cette période étrange et incertaine.


Troisième, le télétravail est une manière de fonctionner que j'ai eu du mal à assimiler, mais avec le temps on trouve ses marques. Ce n'est pas tant le rythme qui m'a dérangé, mais plutôt l'autonomie complète, à distance, même dans le choix des sujets. En cette période de confinement et même après, il était dur pour moi de trouver des sujets d'articles intéressants et qui changeaient un peu de tout ce que l'on entendait déjà partout dans les médias et sur les réseaux sociaux. A savoir : le coronavirus, le confinement, les live Instagram d'artistes et les musées en ligne. En l'absence d'événements culturels concrets, et forcée de rester chez moi comme toute la France, l'inspiration et la motivation étaient deux choses très difficiles à trouver certaines fois.


Toutefois, je suis désormais en mesure de rédiger des articles pertinents plus rapidement qu'auparavant. Il est devenu plus facile pour moi de faire de la veille concernant un sujet, de récupérer les informations importantes et d'en tirer le meilleur au travers d'un article. Je pourrais me servir de cette compétence dans le média que j'ai co-fondé : Première Pluie, où je suis rédactrice.


Comment tu vois la suite pour toi ? Tes projets perso ? Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter ?


Pour moi, rien n'est certain. Je devais me rendre en Bolivie trois mois en septembre, et le projet a été reporté en janvier 2021 compte tenu de la situation sanitaire en Amérique du Sud. Alors, je vais réaliser un stage dans un studio photo. Ayant toujours voulu être photojournaliste, je suis heureuse de pouvoir acquérir de l'expérience dans le milieu, en espérant que Paris ne soit pas reconfiné à la rentrée.


Par ailleurs, je continue à développer le média Première Pluie en équipe, en espérant que les évènements culturels reprennent vie rapidement. A la rentrée, je publierai un reportage vidéo sur une danseuse contemporaine. Le podcast et la série photo sur le sujet sont déjà disponibles en ligne.


Au niveau de mes projets perso, je reprends en main plus activement mon compte Instagram de photographies : @paulinegauer_. J'y poste des séries photo, et bientôt des petites vidéos backstages !


En tout cas, merci à Samouraï de m'avoir accueillie et soutenue pendant ces 6 derniers mois. C'était un plaisir et j'espère rester en contact avec l'équipe pour des projets futurs et la suite !



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