• Pauline Gauer

Joan Cornellà, l’artiste au cynisme effrayant est de retour pour une exposition à Paris



Enfin ! Joan Cornellà est de retour à Paris pour une exposition d’été. La dernière fois que l’illustrateur espagnol avait réalisé un événement dans la capitale, c’était en 2017 et ses oeuvres avaient attiré 25 000 visiteurs en deux mois.

C’est à la galerie Arts Factory que Joan Cornellà, au milieu de cette crise sanitaire qui a dû l’inspirer, nous livrera ses nouvelles pépites d’humour noir, dont on ne se lasse pas.



Ce que l’on aime dans son travail, c’est l’esthétique lisse et minimaliste qui rencontre un cynisme effrayant. Une critique de la société qui n’est pas au goût de tous, car Joan Cornellà aborde fréquemment dans ses vignettes une sorte de mépris de l’homme, au travers d'illustrations totalement absurdes de suicides, d’infanticide, de racisme, de handicap, de maladies et de pauvreté. Une satire d’un monde dont l’entraide et le respect sont en chute libre.


Dans les oeuvres de Joan Cornellà, c’est la violence et les inégalités de l’époque qui sont au coeur du sujet.



La galerie Arts Factory présente ses projets dans une exposition du nom de ’Paris Solo Show’, du 1er juillet au 29 août. Une immersion dans un univers absurde, de plus en plus axé sur le narcissisme de notre vie numérique, avec les réseaux sociaux et les selfies, qui modifient les codes de l’estime de soi. D’ailleurs, l’artiste aux près de 3 millions d’abonnés sur Instagram se fait constamment bannir ou censurer sur ces plateformes, ses oeuvres étant jugées trop trash ou ne correspondant pas à la politique des réseaux sociaux.


“J'ai été banni tellement de fois que j'ai perdu le compte. Facebook était le pire, car à chaque fois que j'étais censuré, je n'étais pas autorisé à utiliser mon compte pendant un mois entier, ce qui signifiait que je pouvais me retrouver banni pendant un tiers d'année. Ce n'est évidemment pas aussi dur que d'être emprisonné pour avoir dit ce que l'on pense, mais cela vous montre que le niveau de démocratie et de liberté d'expression sur Internet est assez faible depuis qu'il est dirigé par des entreprises. Facebook et Instagram ont des politiques similaires et ils n'aiment pas du tout le contenu sexuel de mes œuvres, donc parfois je choisis de pixeliser certaines parties.” - Joan Cornellà, pour Vice.com



Ce qu’il souhaite, c’est que l’on puisse rire de tout. Une manière de pointer plus simplement du doigt les problématiques actuelles de notre société.


L’exposition ‘Paris Solo Show’ ouvre bientôt ses portes à la galerie Arts Factory, du 1er juillet au 29 août, et l’entrée est libre. Un événement à ne pas rater si l’on aime l’humour noir et l’art engagé.


Retrouvez Joan Cornellà sur Instagram


Pauline Gauer

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