• Pauline Gauer

Johan Papaconstantino et la couleur des mots

Mis à jour : mars 5

2020, et une envie de nouer des collaborations de long terme avec des équipes indépendantes, jeunes et passionnées par la culture sous toutes ses formes. Cet article est publié dans le cadre d’une collaboration journalistique entre Samouraï Coop et Première Pluie, un média jeune et associatif dont Pauline, qui a intégré Samouraï en février dernier, est la co-fondatrice. Cela fait deux ans qu’ils écrivent, filment et photographient le monde et la culture afin d’amener une image jeune au journalisme. Chaque semaine, Pauline publiera un article culturel spécial, à retrouver sur Samouraï News et sur Première Pluie.

“Dans mes influences, il y a un côté traditionnel, un côté expérimental, un côté électronique, un côté hip hop parce que ça fait partie de ce que j’écoute. Et il y a un petit côté rock dans l’énergie.”

Ça fait beaucoup. Mais on ne s’en lasse pas. Autodidacte et pluridisciplinaire, Johan Papaconstantino se fait peu à peu une place dans le monde artistique. Il porte avec lui une oeuvre globale transposant ses sentiments à travers la musique et la peinture.



Côté musique, il est qualifié par les Inrocks de “meilleur espoir 2019”, avec son EP de neuf titres “Contre-jour”. Né à Marseille d’une mère française et d’un père grec, Papaconstantino s’inspire de sonorités orientales et grecques qu’il entrelace d’influences électroniques.

“J’ai appris avec des platines, et la guitare. C’est arrivé à peu près en même temps. J’avais récupéré des platines vinyles de mon père. Je mixais un peu des trucs funk, des trucs un peu house, un peu électro.”

Productions modernes mêlées à la mélancolie du rebétiko, une musique populaire grecque qu’il avait l’habitude d’écouter petit. Le chanteur pratique le bouzouki, un instrument surprenant, comme on en voit peu, et typique de cette musique traditionnelle.



En mai 2019, son succès s’étend. Après Bashung, il reprend Les mots bleus, la douce chanson de Christophe, sortie en 1974. Le chanteur franco-grec y ajoute sa sauce, ses émotions, sa vision de l’amour entremêlée par un rythme reggae électronique. On y retrouve une nonchalance charmante et un certain sens du kitsch.

Son dernier titre : Lavi. Un composition plus sombre que d’habitude, au beat lent et électronique.



Johan Papaconstantino manie autant les mots que son pinceau. Il nous livre des créations originales, dans un univers bien à lui, qui ne font qu’une avec sa musique.

Ça m’arrive de penser une image en musique ou l’inverse. Mais je kiffe faire le parallèle entre les deux. Transposer des sentiments à travers les deux m’intéresse beaucoup.”


Isis pia – portrait augmenté

“Isis pia – portrait augmenté est un portrait d’une petite fille appelée Isis-Pia, qui est intervenue avec un crayon de pastel à côté de son portrait peint à l’huile. C‘est donc une peinture réalisé par 2 personnes. [...] Par son intervention, elle accroît la fidélité et le réalisme de sa représentation si l’on considère que son dessin est une trace qui la définit, au moins à un instant. [...] J’ai appelé cette idée, « portrait augmenté ».”

Pauline Gauer

Couverture : Renaud Monfourny

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