• Pauline Gauer

Musique : trois titres à écouter cette semaine



Mai passe si vite. Les mois défilent les uns après les autres à une vitesse folle et le printemps laisse place à l’été et aux nuits sur la terrasse. Cette semaine, nous nous proposons trois titres ensoleillés, doux. Ceux que l’on écoute dans la voiture les matins de vacances ou les soirs de week-end.


Premier départ pour l’Israël, berceau d’une musique pop traditionnelle de plus en plus reconnue. Là-bas, et dans le monde entier, Dennis Lloyd a fait ses preuves. Il enflamme l’été 2017 avec son tube “Nevermind”, et celui de 2019 avec “Never Go Back”. Pourtant, il n’a jamais sorti d’albums : ses singles sont propulsés en top des ventes mondiales car ils rendent heureux.


En avril 2019, Dennis Lloyd sort son premier EP de cinq titres “Exident”. Parmi eux, “Aura” attire l’attention. Une histoire de passions compliquées et de couple en perdition, et une détresse aux coeurs chantants.


« I’m on my own, I’m better alone / And now that you’re gone, yeah, I feel alive »



Toujours en Israël, avec Asaf Avidan, le chanteur mondialement connu pour “Reckoning Song (One Day)” qui faisait vibrer les coeurs du monde entier en 2012. En 2013, il sortait son incroyable album “Different Pulses”. C’est le premier album d’Asaf Avidan en solo, sans les Mojos, et c’est réussi.


Et parmi les 19 titres et live sessions de l’oeuvre, c’est la chanson du même nom qui s’en dégage. Different Pulses, différents battements de coeur sur des tambours endiablés. Une chanson qui nage, qui vole, et la voix d’Asaf Avidan, profonde, suspendue, qui nous invite au voyage. La route défile au rythme de cet univers folk onirique et alternatif. La guitare est saturée, le ton envoûtant souvent comparé à celui de Janis Joplin ou Robert Plant, et il nous emmène loin pendant plus de quatre minutes.



Retour au Burkina Faso, avec la star nationale Victor Démé. En 2008, il sort un morceau nommé “Djôn'maya”, une ode à la vie paisible, les doigts sur sa guitare. Ce titre, c’est le chef d’oeuvre de l’album Victor Démé, le tout premier de l’artiste après 30 ans de carrière.


En 2014, le duo électro parisien Synapson, composé d’Alexandre Chiere et Paul Cucuron, est touché par la voix mélancolique du bluesman. Ils remixent “Djôn'Maya” dans un rythme dansant et planant pour créer “Djon Maya Maï”. Ils gardent la nostalgie et ajoutent de la fête, et c’est ce qui est beau : l’émouvante association de la voix authentique du burkinabé avec le goût de l’évasion de Synapson.



De quoi égayer vos journées encore un peu confinées. A la semaine prochaine.

Pauline Gauer

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