• Pauline Gauer

Musique : Trois titres à écouter cette semaine


Journée de printemps parsemée d’averses. Le moment d’écouter les trois titres de la semaine, envoûtants, sensibles et passionnés. Nous espérons que cette série vous plaît.


Aujourd’hui, nous nous rendons aux Etats-Unis, avec FKJ, le multi-instrumentiste français que dévoilait son EP Ylang Ylang en novembre dernier. Dans son titre “Risk”, il est accompagné de Bas, un rappeur américano-soudanais né à Paris, notamment connu pour ses featurings avec J. Cole et EARTHGANG.


Risk, c’est un morceau contemplatif entre rap, jazz, r’n’b et soul, une envoûtante poésie. Le clip en peinture et animation est signé Lossapardo, un artiste plasticien français qui adopte un univers pastel. Les lieux se succèdent et on y voit le rappeur Bas chanter, immobile, et FKJ un peu plus loin sur son piano. Un ôde aux moments paisibles, en solitaire, d’une douceur folle.



Puis, direction la Guinée, avec le groupe orchestre Balla et ses Balladins, créé en 1960. Aussi appelé Orchestre du jardin de Guinée, le groupe de quatre musiciens et chanteur sort en 1980 son album Objectif Perfection, qui aura un impact important sur leur carrière d’artiste en Guinée. Parmi les titres de l’album se trouve le tube Paulette, un morceau dansant en créole guinéen, gorgé de soleil.


Paulette, et sa mélodie qui ne vieillit pas, a d’ailleurs été samplé en 2011 par le chanteur américain J.Cole dans son morceau Can’t Get Enough, en collaboration avec Treyz Songz. De quoi donner un nouveau souffle au titre des années 80.


Retour en France, avec le groupe Têtes Raides, créé en 1984 en banlieue parisienne. Des artistes méconnus du grand public et pourtant très appréciés par la presse spécialisée. Les Têtes Raides, c’est un mélange de rock alternatif, de poésie et de bal musette. Des paroles souvent engagées chantées par une voix grave, et un humour noir dont on ne peut se passer. Et sur scène, c’est un véritable cabaret.


Leur hymne, c’est Ginette. Depuis plus de 32 ans, c’est le morceau qui les accompagne partout, à chaque concert, dans chaque chanson. Le morceau mythique de leur premier album Not dead but bien raides, sorti en 1989. Un porte-bonheur dont tous les auditeurs connaissent l’existence.


“La mer ça ne s'invente pas, et nous on crève à rester là”


En concert, c’est la chanson du rappel depuis la nuit des temps, et c’est dû à sa mise en scène dont on ne se lassera jamais. Une mélodie tournoyante de bal populaire, une ambiance assez sombre et une lampe pendue à un fil, qui se balance au dessus des musiciens et du public au rythme de l’accordéon. Pour les avoir vu plusieurs fois en concerts, c’est un moment inoubliable, que l’on aime pour pas le groupe.


“Dans mes chansons, il y a toujours de la lumière. Il y a toujours une ampoule qui nous éclaire. Pour ceux qui connaissent « Ginette », il y a toujours une Ginette qui reste allumée. Dans mes chansons, c’est vrai, il n’y a pas que des propos très drôles, mais en revanche, il y a toujours l’énergie d’aller vers quelque chose de plus beau.” - Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, pour My Music Forward


Pauline Gauer

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