• Pauline Gauer

Musique : trois titres à écouter cette semaine



L’été, et la chaleur qui envahit la France. Les gens ont fini par rester chez eux dans le noir ou passer leurs journées sur une terrasse ombragée lorsque midi sonne. L’été, et la musique qui enivre, qui rafraîchit. Cette semaine, nous vous parlons de trois titres d’été, pas vraiment récents mais presque essentiels.


Le premier morceau est français et il est signé Fellini Félin, aka Sébastien Coutureau. En 2017, le producteur de musique électronique sortait ‘Temporary Fiction’, l’EP qui dévoilera le tube ‘Come to the Fore’. Une histoire d’amour dans un navire à la dérive. Le bateau qui tangue et la mer qui s’emballe. ‘Come to the fore’, c’est le pop rock qui rencontre le groove, sur le dancefloor d’un bar de plage, en plein mois de juillet.


D’ailleurs, il existe une seconde version de cette chanson, sortie en 2018, dans le remix de l’EP. Elle se nomme ‘Fore to the come’, et les amateurs de musiques plus planantes risquent d’y trouver leur compte.



De l’autre côté de la Manche, Mura Masa, jeune producteur anglais, publiait en 2018 le morceau ‘Move Me’, en featuring avec le rappeur londonien Octavian. Du haut de ses 24 ans, Mura Masa n’a déjà plus grand chose à prouver dans le milieu de la chanson, collectionnant les collaborations avec notamment Christine and the queens, A$AP Rocky, Desiigner et Charli XCX.


‘Move Me’, un mélange d’afropop, de grime et d’R’n’B, que Octavian, le chanteur qui a collaboré avec The Blaze pour leur sublime titre ‘Somewhere’, maîtrise à la perfection.



Le troisième titre, il vient de partout à la fois et son histoire est fascinante. Au XIXème siècle, Apollon Grigoriev un poète et critique de l’époque publie un poème en tzigane russe. Des années plus tard, une chanson nommée ‘Les deux guitares’ née de ce poème, sans que l’on ne connaisse l’identité de l’auteur. Très vite, elle fait l’oeuvre de nombreuses interprétations par de célèbres artistes et musiciens tziganes, comme Aliocha Dmitrievitch et Yul Brinner.


En 1960, ‘Les deux guitares’ est adaptée par le sublime Charles Aznavour. Amoureux de ce morceau, il choisit de garder son refrain en version originale, des mots qui signifient “Encore et encore, et encore de nombreuses fois”. La mélancolie et l’ivresse qui se déchirent dans une danse entraînante.


Récemment, Opa Tsupa, le groupe de jazz manouche se réapproprie le morceau, dans une version de près de 6 minutes. Une énergie folle et une mélodie entraînante, aux influences de bal musette sous le soleil couchant. Et c’est cette version que l’on a choisi de vous présenter.


Pauline Gauer

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