• Pauline Gauer

Pongo, reine du Kuduro

UWA, trois lettres qui signifient “étape” en Kimbundu, une dialecte parlé à Luanda, en Angola. C’est là-bas que grandit la chanteuse Pongo, avant de fuir la guerre civile avec sa famille. Elle a alors huit ans et atterri à Lisbonne, où elle découvre très vite le kuduro, un mélange de break danse, de samba angolaise et d’électronique des années 90.


A seize ans, elle est découverte par Buraka Som Sistema, le célèbre groupe portugais. Ensemble, ils écrivent Kalemba (Wegue Wegue), un titre qui devient iconique, avec près de 5 millions de vues sur YouTube et qui emmène le groupe dans une tournée à travers le monde.



“Pongo est une voix injustement méconnue des années 2000, un nom que des centaines de milliers d’oreilles n’associent pas toujours au tube de Buraka Som Sistema” déplore Rimas e Batidas, un site portugais spécialisé dans le hip-hop.


C’est en septembre 2018 que Pongo vole de ses propres ailes, avec un album nommé Baia (“danse” en portugais). Avec l’aide du français Raphaël D'hervez, elle compose six titres, dont le tube Kuzola, qui la met sur le devant de la scène. Cet album, c’est un mélange de kuduro, de dancehall, de pop et d’électro.



Elle incarne le renouveau du kuduro, cette musique peu représentée, qu’elle qualifie de “métissée et progressive”.


Le sept février dernier, la chanteuse publie un nouvel EP : UWA. Cinq titres, dont l’exhaltant Canto, chanté en espagnol, qui ne laisse déjà pas le public indifférent. UWA suit le chemin du premier album, avec des titres dansants et énergiques. Du soleil et du rythme.


Pauline Gauer

Couverture : DR

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