• Pauline Gauer

Rencontre avec Maelys Agullo, la photographe des rêves bleutés



Nous avons échangé avec Maelys Agullo, alias Ivannalys, jeune photographe lilloise. Elle nous raconte ses rêves bleutés et ses angoisses confinées.


Quand as-tu commencé la photo ?


Je ne me souviens pas d’une période précise. Depuis petite, je me suis réfugiée dans la photographie. J’aimais immortaliser. J’avais un rapport aux souvenirs et à la mémoire presque maladif et c’est toujours un peu le cas. Faire des photos, et particulièrement des autoportraits m’a aussi appris à prendre confiance en moi, alors que je n’étais qu’une gamine ultra complexée.



J’ai entrepris un BTS Photo en 2016 et j’ai été diplômée en 2018. La même année, je me suis lancée à temps plein dans la photo en devenant indépendante.


Et aujourd’hui, c’est quoi ton style ?


Idéalement je voyage, je fais du nu et des autoportraits. Je raconte des histoires. D’ailleurs, j’ai commencé une mini-série d’analyse de mes photos sur IGTV.


Parfois aussi, je crée des souvenirs pour les particuliers : leur mariage, leur amour. Tout ce qu’on peut dire, c’est que je travaille principalement avec les tons froids et bleus. J’aime beaucoup trop ça. Après je suis vraiment mauvaise pour me définir. Certains me parlent de poésie et d’émotions quand ils voient mon travail et j’avoue que cela me plait bien.


J’essaye juste de ne pas faire “que” du portrait beau avec des gens parfaits. J’aime qu’il y ait toujours un sens derrière chaque image. Parfois j’y arrive, parfois un peu moins, et c’est le jeu. Je suis en éternel apprentissage.


Qu’est ce que tu veux défendre et partager à travers tes photos ?


J’ai envie de montrer que ce qui est beau n’est pas forcément ce qui est parfait. Je ne veux pas faire de photos lisses, où la seule chose qu’on a envie de dire, c’est que mon modèle est canon et que le lieu est “cool”. J’aimerais vraiment qu’on réfléchisse plus à l’histoire du modèle, du lieu, des deux ensemble. Que la mise en scène ait du sens ou qu’elle soit brute et criante de vérité et de naturel.


La beauté c’est un événement, c’est une émotion, c’est une histoire.



Personnellement, et en tant que photographe, comment ça se passe le confinement ? Tu as des projets en cours, de chez toi ?


Au début du confinement, les réseaux sociaux ont été bondés de projets artistiques et cela m’a valu de nombreuses crises de panique. Je fais beaucoup d’autoportraits et mon intérieur ne m’inspire pas automatiquement. Et là, je me sentais obligée, envers mon public, de moi aussi leur montrer mes créations du confinement.

Mais en y réfléchissant je n’ai aucune obligation à créer, sous prétexte que je suis photographe. Je ne veux pas me forcer au risque de créer des choses que je n’aimerais plus très vite. Alors, je concentre mon temps sur des choses qui me font envie : passer des moments avec mon copain, suivre des séries, avancer dans mes retouches, parler à des gens, trier mes papiers, organiser mon futur déplacement, refaire un peu mon site, et me reposer surtout.


Tu as des projets pour la suite ?


Idéalement; j’aimerais réaliser un roadtrip initialement prévu et qui a été annulé par le confinement. Ensuite, j’ai quelques rencontres qui pourraient m’amener à des projets sympas, donc j’espère signer quelque chose bientôt. Et puis, j’espère retrouver mes clients, et faire une belle saison de mariages. Mener une vie plutôt tranquille. Un beau retour à la normale serait le must.


Maelys Agullo, à retrouver sur :

Instagram : https://www.instagram.com/ivannalys/

Site : https://www.ivannalys.net/


Pauline Gauer

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