• Pauline Gauer

Série : Erased, La ville d'où j'ai disparu



Erased. En japonais Boku Dake ga Inai Machi, que l’on pourrait traduire par “La ville d’où j’ai disparu”, le fil conducteur de l’histoire. Une série animée adaptée du manga, de douze épisodes de 22 minutes, réalisée par Ito Tomohiko. Erased est un “seinen”, un manga principalement destiné aux jeunes adultes entre 15 et 30 ans. Et son histoire nous a beaucoup plu.


La première scène se déroule en 2006, au Japon. Nous suivons l’histoire de Satoru Fujinuma, un mangaka de 29 ans qui ne voit pas décoller sa carrière. Livreur de pizza en parallèle, il possède un pouvoir qu’il ne maîtrise pas : celui de remonter le temps lorsqu’il croise des personnes qui lui paraissent suspectes. Un phénomène qu’il nomme “rediffusion” et qui l'amène à se considérer comme justicier de la société, lui permettant d’empêcher certains accidents. Un jour, Satoru est soupçonné coupable d’un crime qu’il n’a pas commis, entraînant une diffusion qui le renvoie 19 ans dans le passé. Alors, de nouveau enfant, il tente d’empêcher une série de meurtres et de disparitions d’enfants, un acte qui pourrait changer son futur.



C’est bouleversant. Une œuvre qui sous couvert d’histoire fantastique et d’enquête aborde des sujets durs comme la violence parentale et la pédophilie, peu présentés dans les mangas. Un retour en enfance absolument stupéfiant, presque violent. L’imagination et la peur d’un enfant sont présentés avec une justesse folle. Cette détresse est incarnée par Kayo, une petite fille victime des violences de sa mère célibataire, déséquilibrée. Erased, ce sont des enfants déjà adultes, dans un environnement sombre, froid.


Sur une musique de Kajiura Yuki, les dessins s’animent avec douceur, dans un style plutôt classique du manga contemporain, sans artifice. Une série à retrouver sur Netflix.


Pauline Gauer

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