• Pauline Gauer

"Un violeur court les rues" : le street-artist Wilfrid A. accusé de violences sexuelles

Le 22 juin dernier, le magazine web Néon publiait une enquête sur le photographe et street-artist parisien Wilfrid A., accusé de violences sexuelles par 16 jeunes femmes. Vous connaissez peut-être son travail : il s’est fait connaître grâce à la pochette de l’album Authentik de NTM, qu’il a réalisé. Puis, depuis les attentats de Paris le 13 novembre 2015, c’est l’homme derrière les tags “l’amour court les rues”, présents partout dans Paris et principalement vers Montmartre.



C’est la journaliste Pauline Grand d’Esnon, pour Néon, qui recueille ces témoignages effarants. Le quinquagénaire Wilfrid A. est catégorisé “Père Noël malsain”, “Un pervers parmi tant d’autres” et un amateur de “viande bien fraîche”.


Celles qui dénoncent les pratiques de l’artiste, ce sont pour beaucoup des apprenties modèles photo ou des jeunes femmes fréquentant le milieu artistique. Il les attire en leur proposant une séance photo, en se vantant de son influence et leur proposant de les “prendre sous son aile”. C’est alors que s’enchaînent des gestes déplacés de sa part, des attouchements et des viols.


Wilfrid A. utilise toujours le même mode opératoire, en abordant les jeunes filles dans la rue ou sur internet pour leur proposer de boire un verre car il a des contacts dans le milieu de la mode. Ensuite, pendant la séance photo, il commettait des attouchements sur ces jeunes filles, afin de les “détendre” et les “mettre en confiance”, les incitant même à prendre de la cocaïne, fumer et boire. Et les témoignages sont abominables.



“C’était le gars qui traîne aux Abbesses et qui propose aux filles plutôt jolies de les prendre en photo. Parmi mon entourage, on avait toutes sa carte. [...] Dans notre secteur c’était un sujet de blague, un pervers parmi tant d’autres. Les Batignolles, Pigalle, Montmartre… C’était son terrain de chasse.” - une jeune fille qui témoigne, âgée de 16 ans au moment des faits, pour Néon


“Je ne peux pas rester silencieuse sur ce coup : je confirme les dires sur ce Wilfrid. J'ai également eu affaire à lui. On se dit souvent que si y'a pas pénétration y'a pas viol et que cela ne sert à rien d'informer les flics. J'ai eu tort. Je suis prête aujourd'hui à témoigner si besoin. C'était en 2015 chez lui.” - une autre femme qui témoigne


Depuis l’article du magazine, une plainte collective va être déposée par ces femmes. Et les tags de Wilfrid A. se retrouvent taggés par “violeur court les rues” ou “l’amour nique ta mère”. Des propos qui prouvent l’engagement de ces femmes et hommes, victimes ou non des actes de cet homme, qui veulent changer les choses.


Pauline Gauer

25 vues
  • Twitter - Cercle blanc
  • Facebook - White Circle
  • YouTube - Cercle blanc
  • Instagram - Cercle blanc
  • Vimeo - Cercle blanc
  • LinkedIn - White Circle
  • SoundCloud - Cercle blanc